Une maman parmi mes contacts Facebook avait le coeur brisé la semaine dernière. Son petit garçon a reçu aucune invitation pour une fête d’amis soulignant la fin des classes. En fait, il n’a reçu aucune invitation de l’année.

Bonjour l’inclusion !

Je me demande bien qui est responsable de ce brouhaha émotionnel tout à fait inutile ?

Les autres enfants ? J’en doute un peu… Peut-être que certains soient plus ou moins tentés de créer des liens avec “l’autiste de la classe”. C’est possible puisque je l’ai déjà vu avec certains jeunes de la classe de Laurent. On l’accepte, on le protège même contre d’autres élèves qui voudraient lui causer des problèmes. Par contre, on ne joue pas avec lui dans la cour d’école.

Les autres parents ? Ah ! Je crois qu’on tient nos coupables !

“Coupables” est une manière de parler ok ? C’est qu’ils ignorent tout de la condition autistique. J’en avais d’ailleurs un peu parlé dans ce petit texte.

En termes gentils, disons que ce sont nos muggles ou moldus. Certains se sensibilisent à la “magie” autistique pour diverses raisons : un de leurs enfants a reçu sa “lettre de Poudlard” ou, en termes plus clairs, son diagnostic d’autisme. D’autres affichent une sincère compréhension de notre réalité.

Puis, il y a les autres moldus. Ceux et celles qui “connaissent” l’autisme parce que l’ami d’une amie avait invité un jeune autiste à la fête de sa merveilleuse Lili-Jade-Épanouie et que… ça avait plutôt mal été. Ceux et celles qui ont ça, un autiste dans la famille, et que ça fait toujours trop de choses à penser lors d’un party de famille. Ceux et celles qui se font raconter par leur petit Judes-Antoine qu’est-ce que l’autiste fait dans la classe ou comment il agit parfois dans la cour d’école. ET J’EN PASSE DES TAS !

Va-t-il falloir que l’on conçoive un guide destiné aux parents neurotypiques sur l’art d’intégrer des enfants autistes à une fête ? Je pense que… oui ! Quelque peu inspirées de ce que nous avons experimenté avec Laurent, voici quelques suggestions pour mieux  inclure un jeune autiste à une fête.

Dans le cas qui nous concerne, il s’agit d’un autiste de haut niveau, verbomoteur lorsque vient le temps de parler de Tintin et des chiens. Il y a de multiples réalités dans la grande sphère autistique. Peut-être que ces suggestions ne rejoignent pas tout à fait les vôtres, peut-être que j’en oublie. On peut bonifier ce texte en me soumettant vos idées. N’hésitez pas à me les faire parvenir.

  1. N’hésitez pas à demander à un parent de rester si vous en ressentez le besoin. On ne le prendra pas mal. En fait, notre répis de trois heures, notre projet d’aller prendre un café et de lire, on le fera une autre fois…
  2. Posez des questions. Commencez d’abord par un peu de lecture. Par exemple le livre de Brigitte Harrison et Lise Saint-Charles ou consulter le site web de la Fédération québécoise de l’autisme.
  3. Ne pas forcer l’enfant à participer s’il a tendance à vouloir demeurer en retrait. Il y a plusieurs raisons à cela, notamment le bruit. Quand ça hurle de tout bord tout côté… Quand tu essaies de te concentrer sur une conversation mais que ton cerveau les capte toutes…
  4. Suggérer à un enfant qui connaît bien le jeune autiste d’être son partenaire de jeu.
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