Je suis de retour à la maison depuis quelques heures déjà. J’ai mal à la tête, mais je suis heureux. Oui, heureux que le Facebook Live diffusé depuis les locaux de Déclic pour souligner le projet Les Couleurs de l’autisme de Julie Philippon, Nadia Lévesque et Catherine Kozminski se soit bien déroulé.

Il faut dire que Julie et Kadleen Désir de Déclic m’avaient bien dirigé pour que je puisse facilement retrouver toutes mes idées qui s’entrechoquent dans ma tête et parler clairement des réalités de l’autisme qui ont eu divers impacts sur ma vie de famille.

J’étais aussi bien entouré avec de vraies pros comme Mélissa Boulanger et Annick Langlois qui sachaient me donner des cues, un peu comme un souffleur au théâtre. Pour tout ça, un gros merci. J’ai adoré mon expérience, même si je suis plus à l’aise devant un clavier. Le métier rentre et j’espère que cela va continuer.

Beaucoup de choses me sont apparues en tête après l’émission, pendant que je conduisais en direction de la pâtisserie San Pietro pour acheter ma pizza et mes pains pour le repas du soir. Beaucoup de choses que j’aurais voulu dire, mais qui m’ont totalement échappées.

Ainsi, avais-je assez bien rendu hommage à femme pour avoir été au front pendant toutes ces années ? La recherche des spécialistes, les rendez-vous avec ces derniers, les confrontations avec certains d’entre eux qui mettaient en doute certains trucs, les inquiétudes mais aussi sa résilience et sa détermination, avais-je bien décrit son parcours de MacArthur ?

Avais-je bien souligné les bienfaits de Fils ? Ses qualités ? Ses talents ? Le fait qu’il n’était pas un fardeau, bien au contraire ?

Ai-je bien pu éclairer les “parents débutants” dans le grand maneige de l’autisme ? Ai-je démontré trop d’optimisme ? Parce que même si j’accepte, que je me renseigne, que j’avance et que je résiste, cela ne veut pas dire que je n’ai pas peur. Même si je suis optimiste, cela ne veut pas dire qu’il m’arrive de m’inquiéter pour l’avenir.

Et la conciliation travail-famille ? Pourquoi n’ai-je pas spécifié qu’un de mes anciens emplyeurs n’aimait pas que ma femme m’appelle pendant mes heures de travail, même si elle était inquiète et qu’elle n’avait personne d’autres que moi pour se confier ? Pourquoi ne m’en suis-je pas pris à ces patrons et patronnes qui compatissent avec nous et qui nous accusent, une fois que nous avons le dos tourné, que notre condition de parents d’enfants différents est une “menace” à la productivité de l’entreprise ?

Ça me fera d’autres sujets de chroniques, tiens !

Autre chose : j’étais le seul homme à la table. Si ça continue, je serai aussi le seul homme à écrire un texte pour les 30 couleurs de l’autisme ! J’aurais bien voulu interpeller tous ces pères dans l’ombre qui auraient tant de choses à dire et à écrire sur leur vie.

Merci encore à Julie Philippon d’avoir pensé à moi pour prendre part à ce Facebook Live. Merci aussi à Déclic de nous avoir accueilli dans leurs locaux. Et merci à vous tous d’avoir regardé et posé des questions.

P.S. La pizza était bonne

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fdeclicmedia%2Fvideos%2F1465970470143555%2F&show_text=0&width=560

 

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