J’ai des doutes. Depuis des mois, je me demande vraiment si je ne serais pas moi-même autiste. Mes nombreuses lectures me confirment une panoplie de “symptômes” ou de “similitudes”. Mais pourquoi serais-je autiste ? Parce que c’est un sujet à la mode ? Certainement pas. Parce que Fils l’est ? Qu’est-ce qui m’a convaincu que j’aurais “ça” dans le crâne ? Comme bien d’autres parents avant moi, c’est le diagnostic d’un enfant qui fut l’argument béton pour me faire évaluer. Comme on me dit un peu trop souvent, la pomme ne tombe jamais trop loin de l’arbre.

La pomme… L’arbre… Quelle belle image ! C’est sans doute réconfortant, mais ça ne change strictement rien à mon problème, à mes doutes et mes incompréhensions.

Il y a ces histoires, ces faits qui ont ressurgi dans le bureau de la psychologue de Fils ; il y a a des exemples de choses que j’ai récemment accomplies et qui ont laissé ma femme ou bien amusée, ou bien perplexe ; il y a des “ah oui je me rappelle de quelque chose” de ma mère ou mon père qui leur font croire que… c’est-à-dire que… bien…

Et il y a aussi toutes les lectures que je me tape depuis janvier dernier. Tous les livres de Vermeulen et de Atwood, tous les tests disponibles sur le web, me confirment des choses.

Je ne peux m’improviser psychologue et je ne peux prétendre à des résultats tangibles et officiels, sauf que… voilà… il y a “peut-être” du asperger qui nage dans mon crâne. Ou de l’autisme de haut niveau.

Trouverais-je enfin une réponse à des années de frustration, de pression inutile de la part de collègues de travail, de patrons, de membres de ma famille qui trouvent que je fais trop de  (…) et que je (…) et que je (…), etc ?

Parfois je me dis bêtement que si je suis autiste, le pape est protestant. Après tout, j’ai tout de même traversé la vie sans trop de problème… Ouain, mettons ! Puis je me regarde (encore bêtement) dans le miroir pendant que je me rase la barbe et mon reflet me murmure “toi autiste ? Mais bien sûr, voyons ! C’est écrit dans le ciel et dans toutes les fois où j’ai vécu une situation pour le moins inusité !”

Alors, est-ce que je fais le test ou pas ? Ceux et celles qui le passent le font pour quelle raison ? Après le diagnostic, comment se poursuit leur vie ?

 

 

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